Le gendarme recule de deux pas, empoigne sa radio et appelle des secours, qui arrivent vite fait, encerclant la voiture.
Un officier s’approche du conducteur :
– Puis-je voir vos papiers, Monsieur ?
– Voici.
Les papiers sont en ordre.
– Puis-je voir les papiers du véhicule ?
Le conducteur ouvre la boîte à gants, les dix tireurs d’élite entourant la voiture, épaulent. Le conducteur sort les papiers. Il est bien le propriétaire de la voiture. L’officier, jetant un œil dans la boîte :
– Vous n’avez pas d’arme ?
– Non, Monsieur.
– Voulez-vous sortir de votre voiture, sans mouvement brusque, et ouvrir votre coffre ?
Le conducteur sort. Ouvre le coffre. Qui est vide, évidemment.
L’officier :
– Je ne comprends pas, Monsieur, il m’a été rapporté que vous conduisiez, sans papiers, cette voiture volée après avoir tué sa passagère au moyen d’une arme cachée dans la boîte à gants, et dont le corps se trouvait dans le coffre…
– Et je suppose que le type qui vous a raconté cela vous a dit aussi que je roulais trop vite…
